LES MALADIES DU CORPS ÉNERGÉTIQUE

 Photo by Sage Friedman on Unsplash

Si l’on exclut les causes génétiques et environnementales, lesquelles demeurent des causes reliées à l’environnement, faut-il le préciser, nombre de cancers, et autres maladies cela va de soi, sont, selon moi, selon mon expérience en tant qu’oncopsychologue, en lien direct avec des facteurs environnementaux d’ordre spécifiquement relationnel humain, voire avec des épreuves significativement intenses. Je pense ici à tous types de cancer qui arrivent trop précocement dans le cours d’une vie. Les électrons de notre corps se doivent, potentiellement, d’être enchevêtrés avec tous les électrons des êtres et des choses qui surgissent dans le cours de notre existence, de part en part, à l’infini voire cosmiquement. Rappelons-nous, l’air que nous respirons, à chaque inspiration, est composé de centaines de milliards de milliards d’atomes datant du début de notre univers, il y a de ça 15 milliards d’années. Plus encore, le corps est un véhicule cosmique et son volume, matière et électrons se baladant tout autour, est cent mille fois plus volumineux que le corps lui-même. Que la conscience se situe non pas dans le corps mais en dehors du corps voire dans le corps énergétique électromagnétique formé par ces électrons. Le corps ne peut pas être autoconscient de lui-même (kodel). Si tel était le cas, il ne se rendrait pas malade. Nous avons déjà établi que lorsque la Présence sied, conséquemment à l’atteinte de la non-dualité et du non-désir, tout notre être voire tout notre corps énergétique est implicitement en harmonie avec le Cosmos avec lequel nous ne formons dès lors qu’UN. Or, lors d’une situation éprouvante, que le stress causé soit aigu ou chronique importe peu ici, le corps énergétique est freiné dans son expansion cosmique, ce qui a pour effet de réduire l’ouverture sur le monde empêchant du même coup la Présence. Vous aurez compris qu’une semblable situation éprouvante peut revêtir nombre d’aspects : conflits familial, parental, amoureux, professionnel, etc., en fait toute situation source de souffrance empêchant la Présence libre et totale, l’union cosmique. Nous avons vu que l’enfance à elle seule contribue inéluctablement, avec sa construction de l’ego, à une limitation de l’existence empêchant cette Présence. En pareilles circonstances une dualité non efficiente, voire réductrice de l’existence, est vécue de façon extrême, le flux énergétique est empêché et ce, de façon unique pour chacun, tout est affaire de signification, de sens. En semblables situations, la lumière artificielle des fuites et des compensations vient pallier la véritable Lumière propre à une existence où le murmure intérieur d’un passé et d’un futur limitatif de l’existence, voire d’une dualité réductrice de l’existence, s’est tu. Or, toute source artificielle se tarit un jour ou l’autre. Dès lors, ce murmure intérieur, avec son lot de peurs, de doutes, de regrets et d’incertitudes reprend inlassablement. En conséquence, la signification de cette dualité réductrice de l’existence se corporéise en maladies. Pourquoi? Ainsi freinés, les électrons de notre corps, selon moi, seraient réfléchis pour ainsi dire et renvoyés à l’émetteur, la personne éprouvée, se cristallisant parfois sous forme de tumeur lorsqu’il est question de cancer. Un tel processus se fait généralement non volontairement, non consciemment. Parfois, je l’ai mentionné préalablement, cela peut se faire par des idées très conscientes de « désir de mort ». Plus radical encore, le passage à l’acte par le suicide. Il y a implosion, une crispation, un recroquevillement sur soi, j’oserais dire fusion, comme dans fusion nucléaire. Les électrons de l’étoile qui se meurt se cristallisent à la suite de leur fusion avec les protons pour former une naine blanche, une étoile à neutrons et analogiquement, chez l’humain, une « tumeur à neutrons », dirais-je.

Imaginez un être humain telle une lumière diffusant à 360o. Placez au-dessus de cette lumière un dôme opaque et abaissez-le graduellement (stress conséquent à une épreuve chronique) ou rapidement (stress conséquent à une épreuve aiguë) au-dessus de cette lumière, de cet être humain pour ainsi dire. Nous sommes, nous humains, des êtres de lumière dont les électrons gravitant au-delà de notre corps physique sont composés de photons, des grains de lumière qui se doivent d’être en expansion continuelle et totale avec tous les éléments du Cosmos. Donc si rien n’est fait pour relever ce dôme, la mort, tout comme chez une étoile telle la naine blanche, est assurée. Une naine blanche, laquelle représente la majorité des étoiles, meurt puisque la fusion nucléaire conséquente aux réactions entre des noyaux d’atomes légers fusionnant entre eux et lui servant de combustible s’arrête. Chez l’humain, ce qui nous sert de combustible ce sont nos relations usuelles quotidiennes avec les êtres et les choses du monde, bref « des noyaux d’atomes légers » avec lesquels nous fusionnons en quelque sorte. Dès lors, chez l’étoile, la gravité prend le dessus, sa densité devient phénoménale, elle s’effondre. Chez l’humain, une épreuve en apparence insurmontable, générant impuissance et désespoir, est source d’une souffrance tout autant phénoménale. Malgré sa perte de combustible, la taille de l’étoile reste stable et lumineuse tout en perdant de son éclat graduellement. Si, malheureusement, vous avez perdu un proche du cancer, vous pouvez assurément témoigner de cette « perte d’éclat » chez cet être dont la vie est phénoménalement menacée. Ceci parce que même sans carburant, chez l’étoile, il reste tout de même un équilibre fragile entre la gravité des particules entre elles, lesquelles tendent à se comprimer et les électrons qui, répulsivement, veulent s’en écarter. Chez la grande majorité des personnes atteintes précocement de cancer, le réconfort des proches, de pair avec l’apport de notre médecine traditionnelle, tels des ersatz à notre combustible primaire défaillant, joue un rôle identique aux électrons répulsifs chez la naine blanche. Ainsi l’espoir surpasse le désespoir, un combat pour la survie s’engage. Les moyens les plus utilisés par notre médecine traditionnelle pour relever ce dôme, bref pour traiter voire assurer la survie de l’amas de résidus nucléaires que nous sommes sont connus : chimiothérapie, radiothérapie, immunothérapie, hormonothérapie, etc. Force est de constater que très peu est fait pour tenter de comprendre pourquoi ce dôme s’est abaissé afin de « traiter la racine du mal », comme nous l’enseigne la philosophie chinoise avec comme conséquence, généralement, un être condamné à une pharmacologie des plus impressionnante à ingurgiter pour le reste de sa vie sinon à une récidive à court ou moyen terme avec les résultats inquiétants que nous connaissons sur les proches, ces « générations d’étoiles restantes ». Il nous faut trouver une façon pour que cette personne malade puisse radier à nouveau à sa totale et libre potentialité naturelle cosmique afin qu’elle cesse d’avoir besoin d’être irradiée artificiellement, mais, pour ce faire, il importe qu’elle soit traitée globalement. En ce sens, la thérapie telle que je la propose est certes une bonne façon d’y arriver soit en traitant la racine du mal soit en reconnaissant qu’en nombre de cas la racine du mal n’est pas dans le corps mais à l’extérieur du corps soit dans le corps énergétique électromagnétique, dans ce qui l’empêche de s’harmoniser, de s’arrimer au champ énergétique électromagnétique de la conscience universelle, cosmique. Or, ce qui empêche cette harmonisation, ce sont ces relations dysfonctionnelles que nous avons précédemment nommées.

Nous entrevoyons et arrangeons le monde en fonction de notre vision de celui que nous ont imposé l’enfance et certains drames vécus de l’existence adulte; l’oeil a déjà vu avant même d’avoir vu, alors que cet oeil devait être une fenêtre par laquelle le monde, êtres et choses, pénètre en nous : entrevoir le monde au lieu de simplement le percevoir. Cela revient à dire que c’est le corps, comme véhicule cosmique, véhicule de l’être-au-monde qui seul peut témoigner du monde et non la raison qui n’en crée qu’une représentation limitative, partielle, contraignante et ignare de ce qui est réellement l’existence. Qu’un corps malade ne peut qu’être le témoin d’une vision, d’une perception du monde dysfonctionnelle. Il s’agit de mettre fin, pour le malade, à quelques décennies de pouvoir et ce, afin d’accéder à 13,8 milliards d’années de savoir cosmique en lui, résidant en chacune de ses cellules – de ses atomes et de ses électrons – lesquelles sont, depuis toujours, en union avec le Cosmos. Ainsi, le thérapeute, spécialisé dans une approche intégrative de l’existence, par sa connaissance du monde, amène le patient non pas à nier ni à oublier son passé, mais d’abord à l’intégrer, à s’en faire un allié, bref il doit l’amener à réorganiser lui-même sa représentation du monde, ici limitative de son existence, pour la faire passer à une existence qui soit Présence vécue ici maintenant; librement, totalement, authentiquement. L’équilibre énergétique étant ainsi rétabli, équilibre cosmique disons-le, le corps de notre malade se rééquilibre. La santé, tout comme la maladie, est l’équilibre de l’union triadique des trois composantes de toute existence que sont le spirituel, le psychologique et le physique culminant dans un corps énergétique avec une potentialité d’expansion cosmique. Il ne s’agit pas de renoncer à ce que notre médecine nous offre, absolument pas, mais à pousser plus loin notre réflexion et, par le fait même, notre intervention. Une médecine qui se dit globale devrait, lorsque la chose est possible et lorsque le patient est ouvert à une telle démarche, l’amener à transformer sa vision du monde pour le faire accéder à une vision cosmique de son existence où la Présence se substitue à une simple présence, voire une existence égocentrique, au détriment d’une existence cosmocentrique. De là, une guérison totale et durable. Or, pour qu’elle soit durable, cette guérison est à maintenir afin de préserver l’ego désormais intégré et de l’amener à se dissoudre dans la conscience universelle, cosmique et c’est pour cela que la méditation, telle que je la conçois, semble dès lors incontournable.

Magella